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Home Dressez vos esgourdes Jukebox LA VIE PRIVEE DES DAHUS, journal fainéant et cultureux - Juin 2012

LA VIE PRIVEE DES DAHUS, journal fainéant et cultureux - Juin 2012

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"[...] rien, absolument rien , n'empêchait de réfléchir dans la situation horizontale.

Ainsi fut fait. Après le thé, il se souleva légèrement sur son lit, et faillit se lever; et même jetant un coup d'oeil sur ses pantoufles, il tendit le pied vers elles, mais le ramena aussitôt" Ivan Gontcharov, Oblomov (1859)

Sans rire ! Tous les doctes essais sur la paresse sont beaucoup trop longs à lire ! Le fainéant véritable n'ira pas plus loin que les trois premières pages, il est clair que ces hommes plus ou moins illustres parlent de ce qu'ils ne connaissent pas, ce sont des escrocs - des "vrais" travailleurs. Mais leur prose de concepts peut-être bon somnifère. Admettons là une cohérence.

Ci-dessous un dessin de Jean Rhume avec un coussin :

 

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- Voilà plutôt un point à aborder car il intéresse tout le monde: on ne connaît pas le Baloutchistan. Et encore moins la musique du Baloutchistan - si ? menteur !  Tu vas même nous faire croire  que tu joues du benju ?  - . Benju, tamburag, dohker, des noms qu'on ne trouve même pas dans la bible des mots de la musique de Jacques Siron. Le paradoxe est que la musique balouch' ne me semble pas si compliquée à appréhender - si ce n'est pour la comprendre, du moins pour le plaisir de se faire sourire d'écoute. Bien moins grinçante et interminable que les musiques Indiennes ou Iraniennes elle est faite de petits jets doux fort peu dissonants , presque caressants. Un bois d'oreille agréablement cannelé.

Dans les notes de pochettes de Love Songs And Trance Music d' Abdulrahman Surizehi , Anna Hytta , musicienne et journaliste propose de troublantes similitudes avec la musique traditionnelle Norvégienne ( nous apprenons donc au passage que les Vikings n'ont pas toujours joué du Black Métal ). Et bien entendu, comme moi, vous l'auriez noté de vous- même avec enthousiasme, car vous connaissez sur le bout des doigts la musique traditionnelle Norvégienne.


Quoi qu'il en soit la zique de ce moustachu agresse moins l'oreille occidentale qu'un opéra chinois, jugez plutôt:

Abdulrahman Surizehi - extrait 1
Abdulrahman Surizeh  - extrait 2


Ci dessous Abdulrahman exhibe fièrement son Benju


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Avec le début de l'été, vient la période rituelle des abonnements aux saisons de musiques classique. Accompagné de la bonne blague des tarifs et surtout de ces touchants mots sur l'ouverture de ces institutions. Il est vrai que souvent, pour un prix modique- et en vous dépêchant-  vous trouverez un places derrière un poteau, collé à la voûte supérieure de la salle. Si il existe bien un lieu prompt à vous rappeler que certaines classes sociales écrasent les autres, en une tranquille habitude - en jetant des "formidaaaaables" devant une musique qu'ils ne connaissent que par hérédité ou convention sociale - ce sont les salles d'Opéra ou celles accueillant les grands interprètes.
Mais suis-je mauvaise langue ! Je me rattraperai. Ainsi à Toulouse, chaque année est organisé en Septembre le Festival Piano Aux Jacobins. Les "têtes d'affiches" défilent dans le cloître, un cadre délicieux pour tout le monde, mais des conditions d'écoute déplorables pour les grande majorité du public. Seul les premiers rangs les plus onéreux ou réservés aux édiles locales - présentes d'ailleurs une fois sur deux - permettent de goûter aux subtilités et couleurs qui différencient un pianiste d'un  autre. Alors quoi ? Oui, il y a autre chose. Le Festival accueille en parallèle d'autres pianistes de qualité, dans deux autres salles: l'auditorium du Musée Des Abattoirs ( pour des récitals plus contemporains ) et L'Eglise St Pierre Des Cuisines. Les différences ? Un prix unique et inférieur aux autres concerts, en placement libre ( arrivez en avance et vous doublerez la bourgeoise blonde à peau tirée). Par ailleurs même les places les plus éloignées ne sont pas indignes pour une écoute.

Parmi les concerts programmés, voici une idée parmi d'autres pour cette année ( et qui me permet de vous laisser quelques extraits d'oeuvres à écouter ), à savoir le récital intriguant de Alina Azario , dialogue entre compositeurs que tout semble opposer. Les mélodies qui sautillent de Scarlatti ( XVIII siècle ), les paysages presque aquatiques de Debussy ( un classique pour tout récital " contemporain" ), et les oeuvres étranges de George Crumb , dont Alina Azario extraira des éclats de l'ésotérique Markrokosmos - qui joue sur une extension du langage pianistique à travers le percussif, l'amplification, l'utilisation de la mécanique du piano, les références étranges  et la masse sonore. C'est à dire typiquement le genre d'expériences à vivre devant l'instrument, quitte à ne pas valider ces beautés, mais à les avoir essayées au moins dans les conditions qu'elles exigent.

Scarlatti - Sonate k.141 par Martha Argerich
Debussy - La Cathédrale Engloutie par Alain Planès
George Crumb - Extrait de Makrokosmos par Toros Can


ci-dessous, une partition de George Crumb

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Mis à jour ( Jeudi, 21 Février 2013 18:30 )  

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