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Home Interviews/Concerts Interviews IAN HUNTER - A travers l'Amérique avec Mott The Hoople (interview)

IAN HUNTER - A travers l'Amérique avec Mott The Hoople (interview)

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Les éditions Rue Fromentin viennent de sortir A travers l'Amérique avec Mott The Hoople, le récit rédigé par Ian Hunter d'une tournée du groupe mythique aux États-Unis en 1972. Ce Diary of a Rock'n'Roll Star, selon le titre d'origine, n'avait jamais été traduit en français. Notre spécialiste ès-Ian Hunter et Mott The Hoople, et grand fan du Monsieur depuis ses débuts (au point d'avoir dévoré le bouquin en version originale) a sauté sur l'occasion pour l'interroger à distance.

Bonjour Ian. Nous avions eu l’occasion de bavarder avant un de vos concert en France en Juin 2004… Je suis ravi à nouveau d’échanger quelques lignes avec vous (par ailleurs, si vous le voyez, saluez Andy York pour moi, quel guitariste !). Diary of a Rock’n’roll Star vient seulement d’être traduit en France.  Pouvez-vous nous rappeler comment ce journal que vous teniez pendant cette fameuse tournée de fin 72 est devenu un bouquin? Qui en a fait le choix ?

Ce “Diary” c’etait tout simplement des notes que je prenais au fur et à mesure de la tournée que nous effectuions alors aux USA et que j’ai ramenées avec moi. De retour en Angleterre, Charlie Gilette (ndlr: ancien journaliste du Record Mirror et radio journaliste à Capitol Radio et BBC London, célèbre pour ses livres The Rise of Rock’n’roll et The Sound of the City, issus de sa thèse sur l’histoire du rock and roll, en 1965) m’a demandé : "Et pourquoi pas en faire un bouquin ?" Moi et Charlie avons contribué à sa sortie mais c’est Charlie qui l’a édité. Je ne me souviens plus d’ailleurs dans quelle maison d’édition (ndlr: Panther Book Ltd en 1974).

Vous y dites souvent "J'espère que  notre public pourra lire tout ça" et puis, de temps à autres, "tout ça" se transforme en une sorte de ‘"manuel à l’usage de jeunes groupes ou musiciens’’ en mal de tournées aux USA. Qu’est-ce qui était le plus difficile: jouer, jouer dans de bonnes conditions, se battre pour être en haut des affiches dans chaque villes ?

Oui, ça a été assez fatiguant je dois dire, mais bon à l’époque on était dans la fleur de l’âge et on faisait avec ; ça n’avait pas une grande d’importance. En effet, parfois, on était tout en haut de l’affiche, parfois on ne l’était pas ; ça a largement  contribué à ce que cette tournée soit pleine de rebondissements, presque tous les jours finalement.

Je dois dire que l’épisode avec Keith Moon m’a à nouveau fait beaucoup rire, ainsi que le regard que vous portiez à l’époque (peut-être encore aujourd’hui) sur John Mac Laughlin et sa musique. On a dû déjà vous le dire, vous êtes quelqu’un d’atypique dans ce rock’n’roll circus et qui n’a jamais mâché ses mots. Votre lucidité sur  ce monde du show biz pour l’époque est assez  incroyable.

Keith Moon m'a téléphoné à Los Angeles. Il a été mon premier contact avec une des bandes, la superstar des années 60. J'étais nerveux de me retrouver avec lui, mais il était génial.

A certains moments dans le  bouquin, vous vous  transformez même en professeur, par exemple lorsque vous expliquez votre "règle" des trois sources de financement possible pour un groupe ou encore le périple de la composition d’un titre jusqu’à la sortie de l’album. Le reste du groupe  vous prenait-il pour un grand frère ou quelqu’un qui avait plus la tête sur les épaules ?

Je pense avec  le recul que le reste de la bande me regardait surtout comme un mal nécessaire. Ils n'aimaient pas trop que je sois la cible de la presse – j’ai même pensé que c’était pour cela qu'ils renâclaient à faire les entrevues. Je les faisais donc.

Toutes ces guitares achetées chez des préteurs sur gages, où ont-elles fini?

Nous connaissions un gars sur Danemark Street, à Londres. Avant de partir, il nous avait refilé une liste de ce qu'il recherchait en matière de guitares, et ce qu’il nous en donnerait si tant est que nous revenions avec. Pete en a gardé tant et plus, Mick beaucoup moins et, me concernant, je n’avais absolument pas les moyens d’en conserver (à l’exception de la "Maltese Cross", bien entendu).

Le titre Ballad of Mott, sorti en 73, est un peu ce qui pourrait être la "musique de film" du bouquin : "So rock'n'roll is a loser's game", etc. Le milieu du show-biz est-il plus féroce aujourd’hui qu’à cette époque ?

Oh ! Ce milieu du "rock biz" est sans équivoque plus féroce aujourd’hui.

Durant cette fameuse réunion d’urgence à la manière du Parrain, que Tony Defries organise, il s’est dit plein de choses sur la tournée et sur celles à venir. Comment se sont déroulées les autres ?

C’est simple. Nous nous sommes séparés avec Defries et nous n'avons plus jamais fait d'autres tournées avec lui..

Vous avez rencontré pas mal d’autres groupes là-bas à cette époque. Quels sont ceux qui vous ont laissé les meilleurs souvenirs ?

Probablement les meilleurs moments ont été avec Queen. Aerosmith aussi, qui faisaient nos première partie, tout comme The New York Dolls. Tous des gens très sympas.

Avez-vous finalement réussi à rencontrer Jerry Lee Lewis ou Dylan ?

Je n’ai jamais particulièrement voulu rencontrer Jerry Lee (??) J’aimais beaucoup sa musique, mais pas nécessairement le personnage. J'en ai eu l'opportunité à l'hôtel Ritz de New York, mais j’ai lâché l’affaire. Par contre, j'ai rencontré Bob Dylan à plusieurs reprises. Il semblait particulièrement sympa avec moi. Son fils, Jacob, est un type bien aussi.

Dernière petite chose, vous m’aviez dit, la dernière fois que l’on s’est vu, que vous ne vous sentiez pas d’écrire un autre bouquin. Il n’y a vraiment aucune chance de ce coté-là?

Qui peut dire si je ne pourrai jamais écrire un autre livre… En tout cas, je te le ferais savoir si je le fais.

A travers l'Amérique avec Mott The Hoople, de Ian Hunter, traduit par Frédéric Collay et Anne-Laure Paulmont, préface de Philippe Manoeuvre, postface de Philippe Garnier. Editions Rue Fromentin.

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Mis à jour ( Mercredi, 01 Juin 2011 11:32 )  

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