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Home Dressez vos esgourdes Unsung heroes Du côté de chez SWANS (Introduction)

Du côté de chez SWANS (Introduction)

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Hallelujah ! Les Swans se reforment ! Mais ça vous le savez TOUS. Parce que vous avez TOUS lu le blog Poin-Poin de fond en comble. Pour fêter ça, on va vous concocter un disque à disque cataclysmique à faire pâlir Roland Emmerich.
Aujourd'hui l'intro, bientôt la chronique du premier disque.

 

 

 

Originaire de New York, débutant en 1982, le groupe fut automatiquement classé par le critique un peu superficiel dans la case No Wave. Mais jamais les Swans n'ont été comme leurs homologues New Yorkais, les James Chance, les Mars, les DNA... accrochés comme des moules à cette espèce de rocher de complexité intello-arty qui leur faisait souvent défaut. Les Swans jusqu'au Children Of God de 1987 avançaient lourdement dans une vase minimaliste les rapprochant de ce que Black Sabbath seraient devenus si chants nasillards et hétérogénéité 70s avaient été troqués par un colosse bionique en putréfaction. Autre hypothèse possible à ce net décalage, l'adolescence tumultueuse du sombre leader du groupe, Michael Gira. Originaire de Californie, le jeune Gira grandit en bon freaks pubère de la fin des 60s. Drogues et actes de vandalisme poussent son père, vivant en Allemagne à l'époque, à prendre le trublion en charge. Pas calmé, Gira vagabondera quelques années plus tard à travers l'Europe. Durant cette période, il sera marqué par un festival en Belgique regroupant Pink Floyd, Amon Duul, The Soft Machine, Art Ensemble of Chicago et Frank Zappa, nourrissant ainsi l'esprit du grand frontman qu'il deviendra. Après moult rebondissements, Gira terminera son périple dans une prison de Jérusalem pour vente de hash. De retour en Californie, il est frappé de plein fouet par le punk puis par le hardcore, lassé il s'envole vers New York, intrigué par la force nouvelle de l'éphémère No Wave.

Mais passons les détails biographiques et revenons au corps du sujet. Si les Swans ont été, et ce grâce aux efforts conjugués d'un Gira torturé et du monolithique guitariste Norman Westberg ils furent, dès l'arrivée de Jarboe une entité moins sanglante et noire, plus apte a rentrer dans le giron Joy Division/Dead Can Dance.
Et tout simplement parce qu'humainement on ne peut tenir 20 ans un navire de cauchemars, Gira se devait de mener son équipage hors des abysses du minimalisme doom/indus. Pas non plus d'aller vers la lumière hein, faut pas déconner, mais au moins de laisser respirer la bête.
Alors que les Etats Unis commençaient tout juste à crouler sous le poids des guitares grunge et noise rock, la bande à Gira bataillaient en sens inverse pour offrir une musique s'alignant plus derrière les ténors du début des années 80 cités plus haut. Cette fin de carrière, qu'il serait stupide de négliger, ne fut tout de même pas aussi séminale que le début discographique des Cygnes. Outre la parenté incontestable avec les ténors les plus sombres de l'Indus metal des années 90 (Godflesh principalement), les premiers Swans ont tracés au burin les silhouettes pachydermiques du tiercé gagnant Neurosis/Melvins/Godflesh. Et pas si loin de ces derniers mais à placer dans un tout autre asile, Unsane, qui doivent beaucoup aux éructations du Gira et aux guitares lentes et mortifères de Norman Westberg.
Encore une preuve que tout ce qui s'est pondu durant les années 90 n'est pas sorti du trou du cul de Jupiter mais bel et bien de ces labyrinthe artistiques sans fins que furent les années 80.

 

Swans - Filth - 1983

Swans - The Great Annihilator - 1995

 

Mis à jour ( Mardi, 23 Février 2010 01:43 )  

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