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Home Dressez vos esgourdes Unsung heroes ALBERT MARCOEUR - Albert et son tricycle

ALBERT MARCOEUR - Albert et son tricycle

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ALBERT ET SON TRICYCLE

Albert Marcoeur

D’aucuns vous le confirmeront, l’homme dont il va être question dans cet article est non seulement un créateur musical hors pair, mais en plus, il fût souvent présenté au chaland comme le Frank Zappa français. Alors disons-le d’emblée afin de tout de suite faire table rase de tout résidu de doute pouvant encore s’immiscer dans l’esprit du lecteur : cette affirmation est foutrement trompeuse car elle est absolument fausse. SAUF !... Sauf… Et bien sauf si l’on s’en tient aux faits que comme Zappa, cet homme est un moustachu et que comme lui aussi, il est très très perfectionniste et ajuste au poil d’esturgeon près chacune de ses créations. Mais c’est tout. Ça s’arrête là, ça ne va pas plus loin, that’s all. Parce que pour ce qui est de la musique, les deux trublions ne sont nullement comparables, chacun des deux ayant eu suffisamment de génie et d’idées pour créer son propre univers personnel (même si celui de Zappa, exagérément protéiforme, est plus difficile à cerner mais on s’en fout, ça n’est pas lui le héros de cette histoire).
Parce que le héros, le vrai, celui dont il va être question ici même, c’est le gars Albert, Marcoeur de son nom.

Mais qui est-il ce gars Albert ?
 
Et bien pour apporter un semblant de réponse, je vous propose si vous le voulez bien, de rembobiner la bande master de l’humanité et de l’arrêter précisément en 1947. Bzzzzzzzzuuuiiiitttt ! Voilà. C’est calé. Né le 12 décembre 1947 (donc) dans une région célèbre pour son bœuf et sa fondue, au cœur d’une cité non moins célèbre pour sa belle et sa moutarde, Monsieur Albert,moustache à lunettes porteur de lunettes, a commencé son parcours musical par quelques années d’étude de la clarinette au Conservatoire National de Musique et de Danse de Dijon (clap clap clap clap clap). Très vite cependant, l’envie de jouer dans un groupe lui titille le cortex, et c’est au sein des Jazz Babies qu’il va faire ses premières dents. Plus tard, l’accointance avec la scène sera rôdée avec les Lake’s Men et l’envie de jouer une musique à soi, tout le temps, sur scène et en studio deviendra de plus en plus prégnante. Enfin, en 1970, Albert Marcoeur officie au sein de Kapak, qui se verra offrir résidence dans les studios Frémontel, dans l’Eure, où il sera possible pour le groupe de se familiariser avec toutes les techniques d’enregistrement. Composé, outre Marcoeur (devenu entre temps porteur de moustaches) de Patrice Tison, Pascal Arroyo et François Bréant, Kapak sera le dernier groupe de Monsieur Albert, avant que celui-ci ne publie en 1974 son premier album solo sur Atlantic/WEA. D’ailleurs les trois acolytes de Marcoeur au sein de Kapak viendront prêter main forte à icelui, François Bréant allant même jusqu’à être le concepteur graphique non seulement du premier album éponyme, mais aussi des deux suivants : Album à Colorier et Armes & Cycles, ce qui je dois dire tombe foutrement bien, puisque ce sont de ces trois disques dont j’avais envie de vous parler ici, tant ils m’apparaissent aussi indissociables l’un de l’autre que les trois roues d’un même tricycle.
Seulement voilà. Autant vous prévenir tout de suite que placer des mots pour décrire la musique d’Albert Marcoeur est à peu près aussi efficace que si un cinéaste bulgare tentait de réaliser un court-métrage afin de décrire l’odeur du bœuf bourguignon mijotant dans la cuisine de Suzette Crêpon. Autant dire une idée de maboule irrémédiablement vouée à l’échec et surtout complètement inutile. Parce que figurez-vous que la musique d’Albert Marcoeur ne se raconte pas. Elle ne se raconte pas, pas plus qu’elle ne s’entend distraitement d’ailleurs. Non, la musique d’Albert Marcoeur, elle s’écoute, elle se vit et elle se partage. Et pour ce faire, seules vos deux oreilles y pourront quelque chose. C’est pourquoi je vous demanderai de bien vouloir vous en référer à elles et seulement elles si d’aventure vous ne trouviez pas votre compte dans la tambouille qui va suivre.

Ainsi donc, comme précisé plus haut, nous sommes à présent en 1974, et, marcoeur premier albumsans crier gare, une drôle de galette fait son apparition dans quelques rares bacs de trop rares disquaires français.
Sur un fond bleu violacé, un drôle de personnage au regard ahuri se trouve planté sous un lettrage probablement sculpté par un plombier qui, d’humeur artistique, aurait soudé ses bouts de tuyaux afin d’offrir enseigne à son copain Albert.
Le drôle de personnage en question, pour sa part, est drôle à plus d’un titre. D’abord, il est drôle parce qu’il nous amuse, et puis aussi, il est drôle parce qu’il est drôlement foutu. Un peu comme un portrait d’Arcimboldo façon cartoon futuriste, où les fruits et légumes auraient cédé leur place à des instruments de musique d’obédience fanfare sur la place du village, quoiqu’en fait pas vraiment puisque figure également une guitare électrique. Or qui a jamais vu une guitare électrique dans une fanfare ? En tous cas pas moi et d’ailleurs on s’en fout.
Tout ça pour préciser que chez Marcoeur, tout a son importance. Du plus petit claquement d’orteil entre deux notes de clarinette, jusqu’à l’hirsutisme tout de câbles fichu de la chevelure du type sur la couverture. Parce qu’il faut quand même bien le préciser, si je vous endors autant avec la description de cette pochette, c’est qu’elle est loin de ne pas avoir été pensée et même mieux que ça, elle est le reflet parfait de la musique qu’elle enveloppe. Mieux que n’importe quel verbiage, elle est la description idoine du disque. La chronique idéale à elle toute seule. Et le pire, c’est que j’aurais aussi bien pu m’attarder sur celle d’Album à Colorier ou d’Armes & Cycles, c’eût été kif-kif. Même visuel en adéquation parfaite avec les sons et les mots du gars Albert.
Du coup, je pourrais fort bien vous planter là en vous laissant vous démerder avec une photo des trois pochettes pour tout commentaire, mais comme je suis grassement rétribué pour écrire d’intéressants propos sur ce magazweb, je ne peux simplement pas me le permettre. Et merde !...
C’est pourquoi vous voilà à présent partis pour une balade sur le tricycle d’Albert, où je me ferai une joie de pédaler pour vous, quand bien même ça sera dans la semoule. Mais ceci dit, rien ne vous oblige à monter à bord, alors calmos les gars, calmos.

 
Pouêt, pouêt !

 
Or donc, comme le laisse deviner sa marcoeur clarinettepochette (je le redis au cas où), le premier disque d’Albert Marcoeur est un album coloré. Très coloré même. Sorti en 1974 (vous commencez à le savoir), la chose se compose de sept morceaux tous plus génialement farfelus les uns que les autres. À l’aide de tout un instrumentarium allant d’une banale guitare basse jusqu’à des appeaux pour oiseaux, en passant par des guitares, des percus, des clarinettes, des bassons, des flûtiaux de toutes sortes, des bouteilles plus ou moins vides, des trompettes, un marteau et des clous, des craies et une ardoise et même un « murmure anusoïdal », j’en passe et des brouettes, cet album est un vrai catalogue de sonorités diverses et variées mis en page par le grand Albert, fanfaron magicien, poète et troubadour.
Aux antipodes d’à peu près tout ce qui existait en France (voire même ailleurs) à cette époque, la musique du gars Albert est une véritable dentelle ciselée avec amour par les sécateurs dorés d’un jardinier bourguignon. Empruntant quelques oripeaux effilochés sur les parures nacrées du Canterbury, piochant au hasard dans les malles à trésor des flibustiers de la Machine Molle, tirant son fil des bobines pas toujours très rondes du Rock in Opposition, notre Albert territorial organise un gigantesque patchwork qu’il assemble avec des bouts de ficelles jazz, des chutes de tissu sonore récupérées dans le quotidien de l’humanité, des arrangements hilarants d’idées lumineuses, et parvient à en sortir quelque chose d’absolument inouï, comme une fresque sonore partant dans tous les sens, à coups de croche-pieds et de contre-pieds sans pour autant jamais tomber dans le travers de la complication indigeste (tout le contraire de cette phrase interminable en fait).
Qu’elles soient chantées ou instrumentales (les sublimes Simone et Appalderie), les compositions qui habitent ce disque sont de véritables machines à ressorts équipées avec des arrangements d’un foisonnement créatif rare et impriment à tout jamais un rictus de joie béate sur la face de l’auditeur éberlué. Difficile d’imaginer qu’un seul gars puisse être coupable de tant de richesse, d’audace, et pourtant, ce premier disquela scene 75-76 éponyme, notre moustachu à lunettes l’a fait tout seul, ou presque. Car hormis Patrice Tison, présent sur chaque titre, les autres musiciens n’apparaissent que sporadiquement, y compris Claude et Gérard, les deux frangins du maître.

Sur l’album suivant paru deux ans plus tard (durant ce temps, des arrangements pour Dick Annegarn auront été créés et des concerts en première partie de celui-ci auront été donnés), Albert Marcoeur aura cette fois réuni un vrai groupe autour de lui. Je vous épargnerai une séance de name-dropping qui de toutes façons n’apporterait pas grand-chose à cet article, si ce n’est quelques lignes de plus, mais sachez cependant que c’est à partir de ce disque qu’apparaît dans le sillon d’Albert le guitariste François Ovide, pour lequel Marcoeur aura toujours une affection particulière, en tant que musicien bien sûr, mais aussi et peut-être surtout en tant qu’homme. Exception faite des deux frères Gérard et Claude, François Ovide aura été le seul musicien à accompagner Albert Marcoeur tout au long de sa carrière, sans que rien ne puisse le faire défaillir, si ce n’est malheureusement la grande faucheuse qui le mercredi 29 mai 2002 a décidé que ça n’avait que trop duré.

tut tut
Tût, tût !


Album à Colorier, puisque c’est ainsi qu’est intitulé ce deuxième disque, présente une nouvelle fois un visuel dû à François Bréant qui album à colorierse veut en tous points similaire à celui du premier. Même espèce de pantin monté de bric et de broc, sauf que pour l’occasion, le gars a changé de costume, mais aussi de tête. Exit les instruments de musique, et place au fourre-tout ménager, allant d’un buffet rustique à la lampe de chevet, en passant par une charentaise et des fourchettes. Le fond quant à lui, a viré du bleu violacé à de l’orange pétant comme du jus d’abricot (et ça n’est pas un hasard).
Musicalement, le disque se veut être une continuité parfaite du précédent. On ne change pas de A à Z une recette déjà goûteuse, mais on peut toutefois la perfectionner par l’injonction de petits épices ou par la manière de faire, et c’est exactement ce que Marcoeur a fait pour ce nouveau disque. On y retrouve donc toute la verve fanfaronne et ludique qui constituait le fondement du premier disque, mais cette fois-ci, moins de place est faite aux instrumentaux (excepté les courts Doctorine et Fermez la porte) et la profusion d’idées du gars Albert apparaît comme moins jaillir dans tous les sens. Plus canalisée, mieux domptée, l’énergie créatrice pourrait donc donner l’illusion d’être moins prolixe mais ça n’est qu’un faux-semblant. Elle est au contraire plus aiguisée que jamais, les arrangements sont toujours aussi touffus, mais ici, et plus encore que sur le premier disque, elle est véritablement mise au service des mots. Côté chansons, Album à Colorier apporte aussi son lot de nouveauté, en laissant plus d’espace à la tendresse un peu naïve et décalée qui sera l’apanage d’Albert Marcoeur tout au long de sa carrière. Ainsi, là ou l’album éponyme procurait une sensation de ludisme diablement revigorante, l’Album à Colorier y ajoute des émotions nouvelles au travers de ballades (Elle était belle, Ouvre-toi) pouvant même aller jusqu’à la tristesse (Le Père Grimoine et ses notes de piano suspendues et fragiles sur le chant d’Albert, plus touchant que jamais). Véritable disque de la maturité, Album à Colorier se pose comme la pierre angulaire du petit monde poétique et acidulé de Monsieur Marcoeur. Un authentique coup de maître sachant allier en une fusion idyllique la perfection à l’émotion.

Après ce véritable tour de force, il nous faudra attendre trois années pour qu’arrive le troisième album. Ca ne veut pas dire pour autant que notre Albert est une grosse feignasse, loin de là, puisqu’entre temps, il aura donné moult concerts en France et en Belgique. Il a certainement dû faire un tas d’autres choses aussi, comme déjà, préparer la mise en scène de ses spectacles (auxquels je n’ai malheureusement pas pu assister pour des raisons d’âge mais dont ceux qui y étaient semblent aujourd’hui encore en ressentir le ravissement), écrire de nouveaux morceaux, repasser son linge, tailler sa moustache, changer ses montures de lunettes, aller au Prisunic ou je ne sais quoi encore, mais sur tout ça je ne dirai mot, vu que je n’en sais rien et que l’arrivée subite d’un poil dans la paluche m’empêche d’aller y voir.

dring dring
Dring, dring !


Tout ceci nous amène donc en 1979 et à l’arrivée dans les bacs d’Armes & Cycles, troisième œuvre chef de notre moustachu binoclard, artiste du terroir.
Si trois années ne représentent finalement pas grand-chose sur l’échelle du temps, il n’empêche que durant celles-ci, l’air ambiant a considérablement changé, y compris dans le paysage musical. Les derniers relents hippies ont été balayés par les keupons (du moins en apparence) et le rock à guitare aux effluves binaires a repris une place plus prépondérante dans les bacs à disques, entre deux piles de boursouflures disco. Et force est de constater que tout ceci a bien du avoir une certaine influence jusqu’en nos provinces françaises, puisque même notre Albert Marcoeur a mis du curry fort dans son céleri rémoulade pour son troisième opus.
armes & cyclesUne fois encore, la pochette de François Bréant en est l’indicateur parfait, puisque pour l’occasion, le gugusse s’étant imposé sur les deux premiers albums a disparu. Disparu du moins en apparence puisque tous les objets nécessaires à sa construction, tels qu’un calepin, un couteau suisse, une ampoule, un slip kangourou, un tire-bouchon et bien plus encore, sont pourtant bien présents. Seulement ils ne semblent être que de passage sur la pochette, comme s’ils avaient été balancés par le souffle d’une explosion. De là à dire que le personnage initial à qui appartenait ces organes en forme d’objets est bien là mais s’est juste fait sauter le caisson, il n’y a qu’un pas à franchir, et d’ailleurs je le franchis. Et hop !
Parce qu’en effet, à l’intérieur du disque, la musique aussi a changé. Oh bien sûr, tout ce qui était déjà là avant est toujours là (comme le personnage de la pochette donc), mais le ton s’est considérablement durci. Les guitares prennent une place qu’elles n’avaient encore jamais eu, les compositions sont plus hachées, Albert ajoute la hargne à sa palette de chant, bref, on se retrouve ici en un terrain très fortement orienté vers les éboulis rocailleux du Rock in Opposition à la française, tel que le pratiquait aussi ces autres individus notoires et irrémédiablement hors normes que sont les gars d’Etron Fou Leloublan. Mais que tout cela ne vous induise pas en erreur non plus. Si cette radicalisation reste manifeste, elle n’en est pas moins amenée avec une grande finesse et beaucoup d’intelligence. Parce que si son ressenti est bien réel à l’écoute du disque, il est également vrai que chaque morceau résonne haut et fort comme du Albert Marcoeur pur jus, du même bois que celui des deux premiers disques. C’est très étrange ce qui se passe lorsqu’on auditionne Armes & Cycles. Parce qu’à la fois on saisit bien le changement de ton dans la musique et dans le chant, mais en même temps, on n’arrive pas à définir exactement ce qui provoque cette sensation. En tous cas pour ma part, ici se trouvent mes limites, parce que j’ai beau pelleter à grands coups dans mon terreau neuronal, je ne trouve pas de mots justes pour expliciter clairement les choses. Autrement dit, je n’ai plus assez de jambes pour faire avancer ce tricycle, alors comme je vous l’expliquais plus haut, si vous voulez en savoir plus et mieux, scrutez les pochettes et vous saurez ce qu’il y a dedans. Et si vraiment ça ne vous suffit pas, alors oubliez tout et retenez juste ceci :

Sur quelque album que ce soit, la musique d’Albert Marcoeur est encore plus riche de surprises que le fond d’un chapeau de magicien. Elle est encore plus pétrie d’humour qu’un nez rouge sur la face d’un clown, plus colorée qu’une boîte de quarante-huit feutres et pourtant, elle est aussi plus tendre qu’un osso bucco, plus fragile que le filament d’une ampoule de 15 watts et plus poétique qu’un papillon blanc butinant une feuille de chou sous un soleil de juin. Extrêmement sophistiquée, ajustée au micron près et pourtant aussi fluide et naturelle que le long serpentin d’un ruisseau dévalant la montagne.
Et puis bien sûr, il y a les mots dont je ne vous ai encore rien dit, mais est-ce vraiment nécessaire lorsqu’ils se suffisent à eux-mêmes ? Sachez seulement qu’armé de sa non voix, Albert Marcoeur, en éternel enfant, chantonne et raconte des histoires loufoques, des saynètes de la vie de tous les jours. Placés dans des situations rocambolesques, les personnages qu’il incarne ont toujours un petit truc à raconter, un petit message à faire passer, ou simplement un moment précis de leur existence à nous faire partager. Vivants, taillés dans des blocs de tendresse et de sincérité, ils n’en sont que plus attachants et nous submergent d’émotions variées, allant du rire franc au nœud dans la gorge, à travers toute une palette de nuances pétantes de vie. Faussement naïves, les paroles des chansons d’Albert nous font prendre conscience des tous petits riens qui parsèment nos existences, elles nous apprennent à savoir les repérer, à en savourer la substance et même pourquoi pas, à en tirer des leçons pour toujours plus de bonheur. Du vrai bonheur, tout simple et authentique, comme un sourire sur un cœur endolori, tout simple et authentique, comme un album d’Albert Marcoeur sur une journée de grisaille.
 
 
 
Ici vous pourrez écouter Le nécessaire à chaussures extrait d'Album à colorier,
Là vous pourrez écouter Histoire d'offrir extrait d'Armes & cycles,
Mais par contre vous n'entendrez rien du premier disque éponyme (et toc !)
Pour ça vous n'avez qu'à vous rendre directos chez Monsieur Albert où vous pourrez ACHETER les disques (chouettes et pas chers).
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Mis à jour ( Jeudi, 12 Novembre 2009 23:04 )  

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