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Home Dressez vos esgourdes Rock & Pop IAN HUNTER - Man Overboard - 2009

IAN HUNTER - Man Overboard - 2009

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Ian Hunter

 

Deux ans après Shrunken Heads et deux mois avant l'événement scénique de 2009 à savoir les cinq concerts "sold out" de l'Hammersmith Apollo de Londres (1, 2, 3, 5 et 6 octobre 2009) bookés à l'occasion de  la reformation de Mott The Hoople pour célébrer leur quarante ans de scene, Ian Hunter continue à se régaler.

Au risque de me répeter, de ne pas être vraiment objectif, d’être aveuglé par la grande estime que je porte à ce type  je suis désolé de vous dire que  plus cet homme vieilli, plus il se bonifie. Son état d'esprit, son comportement me plonge dans une jubilation sans fin pour ce qu'il dit et ce qu'il représente dans le paysage des songwriters d’aujourd’hui.

Man Overboard, se situe musicalement  au croisement de  Rant  et Shrunken Heads  (et donc à ranger au milieu), et c’est même totalement dans la tonalité acoustique de son dernier concert dans l’Hexagone, à savoir en mai 2007 au New Morning (honte aux absents !). On y retrouve donc, Steve Holley et James Mastro, qui l’ont accompagné durant cette tournée européenne, mais également Andy York, présent sur tous ses albums depuis huit ans.

Ian Hunter décline ses textes autour d’un imaginaire moqueur et savoureux ainsi que d'une poésie urbaine, loin d’une nostalgie dont il dit lui-même que cette maladie-là, il la fuit.Ian HUnter Et, encore et toujours, il partage avec nous sa vie et les caractères qu’il rencontre, ses désirs et ses échecs (souvent tournés en dérision) qui  sont au centre de cet album.

The Great Escape est justement  l’occasion de se moquer de lui  à propos d’une pseudo course poursuite avec un teigneux prêt à frapper fort ; une ballade électro acoustique soulignée d’une rythmique au banjo du plus bel effet. Dans l’ensemble, les ballades sont à l’honneur et les mélodies sont  plus riches et plus subtiles que jamais. Des sonorités très inhabituelles pour un album hunterien, comme l’accordéon, le banjo ou la mandoline, colonisent certains titres tels Arms & Legs etThe Girl from the Office, une tranche de vie narrée avec le plus beau des accents cockneys, à la manière d’un Ray Davies (donc avec une bonne vieille dose de misanthropie acariâtre).

Man Overboard est une dylanierie  dans laquelle il ose le piano et les cordes, c’est toute la différence ; c’est  un Hunter touché par la grâce, par la simplicité des mots et la profondeur de l’émotion. Avec lui, nul besoin de catégoriser le bonhomme, son point de vue est celui d’un musicien qui a toujours priorisé le sujet et le verbe haut, prenant à témoin son public ; de surcroit (un brin cabot), il laisse s’épancher son hypersensibilité.

Pour Win It All, accompagné de Andy Burton à l’accordéon, Hunter  nous plante une romance assumée, remplie d’espoir du haut de ses 70 printemps : "In the morning when you get up, free your mind of blame, it’s destructive, it can hurt you, you gotta sart again." (on est tout proche d'Irene Wilde).

Andy York a pris une place plus que musicale dans la carrière de Hunter, tentant de combler inconsciemment (encore que) le vide laissé par Michael Picasso. Qu’importe, Flowers  et These Feelings n’auraient, d’une part, pas été en terre inconnue au milieu de All American Alien Boy tant la magie du solo nous le rappelle It’s too late when you discover that flowers ain’t enough et, surtout, parce les chœurs nous y invitent : StilI got these feelings, what can I do ? I just want you to know, they grow and they grow.

Pour clore les débats, deux titres magiques. Way with Words est dediée à Trudie (son épouse ) : de l’art et la manière justement d’en mettre avec des mots, le genre de chose que l’on aimerait pouvoir écrire tous les jours. Et puis sur The Rivers of Tears , Hunter nous convie à  l’histoire d’une légende et le chagrin d’un père qui croit avoir perdu sa fille.Tout comme le script d'un film où la musique serait le décor pour une fois, se croisent un grand piano et de grands espaces. Cet album c’est du Hunter classique, de la tendresse et de l’esprit, comme toujours. Sachons en profiter..

Ian Hunter Ian, HUnter

Ian Hunter

 Le jukebox  - Un cadre photo

Mis à jour ( Vendredi, 09 Octobre 2009 09:07 )  

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