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Home Interviews/Concerts Concerts (Dates) THE ACORN, FLEET FOXES - 25 Février 2009, Paris

THE ACORN, FLEET FOXES - 25 Février 2009, Paris

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The Acorn + Fleet Foxes - concert
 
Je ne suis pas un fanatique. Il est vrai que mercredi, je suis arrivé près de 2h avant le concert. Mais quel concert ! Tout simplement celui de mes acolytes à barbes, le quintet de Seattle prénommé Fleet Foxes. Je parle bien sûr du groupe indie dont le nom a fait écho à l’unanimité dans la presse durant l’année 2008. En effet, ce dernier se produisait à la Cigale, la salle parisienne qui était d’ailleurs au complet ce soir-là.
Pendant ces deux heures d’attente dans le froid parisien, j’ai pu apercevoir les jeunes membres du groupe dont la moyenne d’âge est de 23 ans, et la première chose qui m’ait frappé est le charisme de ces personnages. Si jeunes, si grands, si doués, si charismatiques mais surtout si accessibles. Ainsi, à quelques mètres de moi, le batteur et songwriter folk Josh Tillman fumera sa clope accompagné de sa charmante petite-amie Aja. Celle-ci  qui n’est autre que la sœur du chanteur Robin Pecknold et qui a pour fonction de manager le groupe. Fleet Foxes, une histoire de famille donc réunie autour d’influences telles que Crosby, Still, Nash and Young, les Beach Boys ou bien encore Joni Mitchell et Judee Sill.
C’est finalement à 19h que j’entre en troisième position et pour la première fois dans ce théâtre. Dans la fosse, accolé à la scène, je n’allais pas le regretter. La première partie The Acorn est un groupe canadien signé sur le même label que les renards, soit Bella Union. Ne connaissant le groupe que de nom, j’ai découvert leur répertoire à ce moment-là. Malgré leur accent sentant le sirop d’érable et la convivialité habituelle des québécois, je ne peux pas vraiment juger leur prestation. J’ai en effet un avis mitigé. Les cousins des Fleet Foxes m’ont convaincu sur certaines chansons et un peu moins sur d’autres. Je dirais que je n’étais pas totalement concentré car je n’attendais que la suite, mais il me paraît maintenant évident de continuer à creuser, en écoutant plus intensivement leur album Glory Hope Mountain.
Mais ça y est, c’est bientôt l’heure, les balances recommencent. Si lors de leur dernière prestation en France, au festival des Inrockuptibles à l’Olympia, les membres du groupe avaient préparé leur matériel eux-mêmes, les choses sont différentes ce soir. Les roadies ont pris le relais. Le show commence à 21h pile. Comme à l’habitude, les membres dotés de leurs chemises à carreaux, typés bucherons, entrent sur scène sous une huée d’applaudissements. Et comme à l’habitude, les harmonies vocales du titre “Sun Giant” préparent le terrain pour 1h15 de bonheur. Effectivement, le groupe jouera les principaux titres de son EP et de son unique album comme “Sun It Rises”, “Drops In The River”, “White Winter Hymnal” ou encore “The Protector”. Malgré des toussotements réguliers et sa nouvelle coupe de cheveux, Robin Pecknold a toujours une voix aussi intense. Il le prouve lorsque seul sur scène en acoustique et sans micro, il revisite “My Only Son” de Duncan Browne ou ébranle le public avec son “Oliver James”. Puis les autres membres Skyler Skjelset, Christian Wargo et Casey Wescott, un peu effacés par rapport au leader ou bien à Josh Tillman, reviennent sur scène. Ils n’oublieront pas de nous jouer leur single “He Doesn’t Know Why” et “Mykonos” avec ses airs de mandoline.  Les pauses entre les chansons seront, pour le groupe plus détendu qu’à l’habitude, l’occasion d’échanges réguliers avec le public ou de “private jokes”.

Après un rappel, Pecknold jouera de nouveau en solo, et interprètera “Katie Cruel”, une chanson folk traditionnelle qui fut notamment enregistré par Karen Dalton sur l’album In My Own Time. Il enchaînera avec “Tiger Mountain Peasant Song”, enfin, l’ensemble du groupe laissera tomber le rideau avec “Blue Ridge Mountains” et son mélodica. Les membres aux personnalités timides, saluent furtivement le public avec un geste de la main et un sourire. Rien à dire, une prestation parfaite dans le moindre détail. Et pour les Fleet Foxes, le moindre détail à son importance. Minutieux et méthodiques, ils reproduisent à l’identique les titres de leur album studio et les font revivre de sincérité, de puissance et d’émotions. Le show à peine terminé, le claviériste sortira de scène et rencontrera le public en toute simplicité. Pour ma part, je rentre avec le sentiment que cela aurait du durer beaucoup plus longtemps, rien que pour mon plaisir. Aujourd’hui, je souhaite que leur second album confirme leur talent et je me prépare pour le passage de Josh Tillman  à la Flèche d’or. Alors non je ne suis pas un fanatique.

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Mis à jour ( Jeudi, 05 Mars 2009 20:35 )  

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