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Home Interviews/Concerts Concerts (Dates) LONELY DRIFTER KAREN, MARIEE SIOUX, EMILY JANE WHITE - 16 Février 2009, Paris

LONELY DRIFTER KAREN, MARIEE SIOUX, EMILY JANE WHITE - 16 Février 2009, Paris

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Dans le cadre des Nuits de l’Alligator, lundi 16 Février 2009 avait lieu un concert réunissant trois figures de la scène indépendante. En effet, la petite salle chaleureuse qu’est La Maroquinerie a accueilli sur sa scène Lonely Drifter Karen, Mariee Sioux et la talentueuse Emily Jane White. Non, je ne fais pas du favoritisme pour cette dernière, non non du tout. J’attendais avec impatience ce festival qui se déroule fréquemment. Les festivités ont commencé avec 30 minutes de retard comme à l’habitude avec la salle parisienne.

I  am in the place, et j’ai décidé de me poser près d’un pilier pour avoir une bonne visibilité.  C’est alors que Lonely Drifter Karen débarque dans un style vestimentaire très rétro à l’image de leur musique. Je découvre cette charmante autrichienne accompagnée de son batteur italien et son pianiste barcelonais. Dans un univers pop-folk aux touches d’Alice aux Pays des Merveilles, ce combo fait rapidement voyager le public dans une ambiance typée fifties sous la Tour Eiffel avec leur “Paris”. Le trio transportera totalement les  spectateurs dans leur imaginaire avec leur fantaisie et ce pendant près d’une heure. Lundi soir, Lonely Drifter Karen a accompli sa 1ière partie de manière plus que satisfaisante.

Puis, vint le tour, de Mariee Sioux, amie et choriste de la songwriter-folk reconnue, Alela Diane. La jeune fille paraît fébrile en début de set et jouera parfois à côté de la plaque. Mais après trois titres, une amie, Ashley Taylor, la rejoint sur scène et l’accompagne au xylophone. Cela rassure Mariee et elle se libère. Il semble que le soutien de son entourage sera important cette nuit puisque Matt Bauer était aussi dans les coulisses. L’atmosphère se détend donc et après quelques minutes, tout va effectivement mieux. L’américaine joue des titres de son album Face In The Rocks, de “Buried Teeth” en passant par “Wizard Flurry Home”. Un album folk aux douceurs de l’americana et aux origines amérindiennes de la demoiselle. Toutefois, à la fin de sa dernière chanson, je me suis senti un peu déçu de sa prestation avec une impression de « non fini ». Une impression qui me permet de dire que si la prestation live d’Alela Diane est supérieure à son album, ce fût un peu moins le cas pour sa camarade.

Enfin ce fut au tour d’Emily Jane White en dernière partie accompagnée de ses musiciens de nous jouer son répertoire sombre, tiré d’un premier album congratulé et intitulé Dark Undercoat. Son folk habituellement nu est ici totalement réinterprété par son groupe. Des titres comme “Hole In The Middle”, petit frère du “Pénitencier”, deviennent alors de la country ou du rock à souhait. Ces musiciens joyeux contrastent avec l’univers de la chanteuse (proche de celui de PJ Harvey) mais elle-même fait entre-apercevoir une lueur de gaieté dans sa musique. La demoiselle jouera “Two Shots To The Head” ou “Sleeping Dead”, et posera sa guitare pour rejoindre de sa voix particulière, son piano sur “Wild Tigers I Have Known”, apaisant ainsi les émotions réveillées précédemment. Personne ne pourra le contester, la prestation d’Emily Jane White a convaincu le public, tout comme son dernier disque. La californienne a bel et bien du talent et on lui espère un bel avenir.

Au final, malgré les hauts et les bas des artistes, je salue l’initiative des Nuit de l’Alligator. Comme prévu, ce fut une très belle soirée musicale. Une opinion partagée des deux côtés, alors quand on sait que les 3 groupes aiment se produire dans notre pays. Je ne peux dire qu’une chose : vivement la prochaine édition !

Mis à jour ( Mardi, 03 Mars 2009 18:44 )  

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