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CAPTAIN BEEFHEART Part 2

Strictly Personal (1968)

Enregistré entre le 27 avril et le 2 mai 1968 à Hollywood. Le producteur fera paraître le disque sur le label nouvellement créé, Blue Thumb. Après Safe As Milk Ry Cooder a quitté le groupe, remplacé par Jeff Cotton. Le projet du Captain était de faire paraître un double album avec, pour compléter, des enregistrements de l'automne 67. C'est avec Mirror Man qu'on pourra entendre ces dernières, en 1971. Ce sera donc un album simple, avec une photo intérieure, qui à l'époque a dû en interloquer plus d'un. Où l'on voit les musiciens affublés de masques aux formes des plus curieuses, en acier, ou le visage caché par ce qui semble être un bas. Bref une étrangeté nouvelle dont, finalement, aujourd'hui on ne s'étonnera plus, mais qui, en ces temps lointains, a dû nourrir les esprits les plus suspicieux d'interrogations sur la santé mentale de ces curieux zozos. Bob Krasnow, le producteur, a fait ajouté au mixage des sonorités électroniques, réverb', écho etc. destinées à tremper le blues de Beefheart dans des couleurs plus modernistes (psychédéliques ?). Le groupe présente des versions nouvelles de morceaux déjà enregistrés fin 67 et on sent que le Magic Band est en pleine période de créativité, renversant tout devant eux, tant l'intensité de cette musique ne souffre pas de demi-mesures. Irrespect de tout ce qui pourrait constituer un frein à leur intention de débarrasser les routes à venir des balises bien pensantes. Il suffit d'écouter Ah Feel Like Ahcid, un blues râpeux et authentique, pour ensuite se précipiter sur Beatle Bones N' Smokin Stones. La voie est ouverte à ce qui va constituer le sommet de l'œuvre beefheartienne.

Mis à jour ( Mardi, 06 Mars 2012 21:56 ) Lire la suite...
 

CAPTAIN BEEFHEART Part 1

Don Glen Vliet qui s'est lui-même rebaptisé Don Van Vliet, mieux connu sous son nom d'artiste Captain Beefheart, nous a quittés le 17 décembre 2010, voilà bientôt une année. Il est toujours temps de rendre hommage à un artiste, même si le silence qui suit une disparition peut laisser un goût amer à l'âme. Et si dans les semaines qui ont suivi sa mort les disques de Beefheart ont très peu quitté la platine, cela n'aura pas suffi à combler le vide.

Accomplir un retour sur l'œuvre, parcourir sa discographie et tenter d'y voir un peu plus clair dans le dédale de sa vie d'artiste, chanteur, compositeur et peintre ne pouvait que réserver quelques surprises et constituer une tentative d'y voir un peu plus clair. Les textes que vous lirez plus loin ont été écrits dans les semaines qui ont suivi son décès. Ils ont été publiés dans la revue en ligne Vapeur Mauve N°11 parue en avril 2011. Le texte concernant Safe As Milk était lui paru dans le N°9. Quelques corrections et compléments ont été ajoutés et pour le confort du lecteur la publication se fera en plusieurs parties.

Don Van Vliet aka Captain Beefheart (15 janvier 1941 - 17 décembre 2010)

"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience." René Char (Fureur et mystère, 1948)

Tout a débuté comme ça. Une image dans une revue. La pochette d'un disque qui retient l'attention. Une curiosité qui conduit à quelques questions. L'époque était aux cheveux longs et aux tenues débraillées. Là, le type pose en costard et, les cheveux bien peignés, courts ! On a l'impression d'un joueur de poker échappé de l'ouest américain de la fin du XIXe siècle. Tout du moins était-ce cette impression qui domina longtemps dans l'esprit du jeune collégien que j'étais. Parce qu'à y regarder de plus près aujourd'hui, que voit-on ? Un habit à liseré rouge, chemise à jabot, grosse bague bleu turquoise à l'index. La pose digne, presque martiale. Bref une désinvolture calculée, une classe inouïe, qui avaient aussi le mérite du décalage et de l'inattendu. Premier contact avec celui que je ne connais encore que sous le nom de Captain Beefheart.

Mis à jour ( Mardi, 06 Mars 2012 21:54 ) Lire la suite...
 

WILCO - The Whole Love (2011)

J'ai récemment relu une interview donnée par le guitariste Nels Cline en 2005 pour le magazine Guitar Player qui en dit long sur l'évolution de Wilco en tant que groupe. Cline, qui venait de rejoindre la formation, expliquait que les répétitions pour la tournée avaient duré six jours seulement car entrecoupées par le départ du leader pour un centre de désintoxication. À l'époque, le guitariste avait trouvé que six jours pour répéter, c'était bien peu mais le bassiste John Stirrat l'avait rassuré, lui disant que c'était bien plus que ce qui avait été fait pour les tournées précédentes du groupe ! Qui aurait pu penser à l'époque que le line-up qui se mettait en place à ce moment là subsisterait pendant plus de sept ans, que Wilco deviendrait le plus solide des groupes de scène qui soit et que, comble du comble, Jeff Tweedy serait un jour un homme heureux ?

Mis à jour ( Dimanche, 09 Octobre 2011 21:02 ) Lire la suite...
 


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